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Lozère junior: du 1 au 8 aout
Cela part d'une discussion tardive quand les vapeurs d'alcool envahissent
quelque peu nos pauvres cerveaux, et si nous refaisions des randonnées pour les
enfants et ados?
Nous avions travaillé pendant plus de huit ans avec l'UCPA sur des randonnées
juniors, les frais de personnel ne couvraient pas les dépenses occasionnées,
nous avions alors lâché l'affaire. Aujourd'hui, il y a Amélie, l'école
d'équitation, et surtout un tas de diplômés qui n'attendent que de mettre en
pratique leur pédagogie et leur science de l'animation, alors....C'est parti.
Le rendez vous était donné sur les bords du Tarn a Saint julien de Gourd, Jean
étant en Angleterre pour une course d'endurance et Amélie au mariage de sa soeur,
c'est Franck qui conduit le semi remorque et Simon qui assure l'installation du
bivouac et l'accompagnement du premier jour.
Les chevaux prennent place dans les paddocks après s'être désaltérés dans le
Tarn. Gay you pour Sophie, Ontario pour Arnaud, Quancoillotte pour Cécile, Plein
lune pour Amélie et Didier qui se relayent au suivi, Shaihab pour Lucie,
Richesse pour Marie, Quejetem pour Ambre, Moussaka pour Simon et Jean, Melting
pot pour Morgane, Go star Bound pour Aude et Ou tu veux pour Benjamin.
Simon assure un départ en toute sécurité, et c'est la traversée de Florac, les
chevaux se suivent calmement sur l'ancienne voie ferrée qui surplombe le Tarnon,
chacun règle ses problèmes de selle ou de longueur d'étrier. Un petit pique
nique à Saint Julien d'Arpaon, et la randonnée grimpe vers Barre des Cèvennes et
le gîte municipal dit de la Croisette. Le repas est assuré par nos hôtes et la
nuitée se fait en dortoir. Les enfants sont décontractés, rassurés sur le choix
de leur monture, Martine, Dominique avec Camille et Arthur ont rejoints la
troupe.
Amélie et Simon préparent les chevaux, les enfants papouillent et brossent
activement, Martine qui a le bras en écharpe et Dominique rangent les affaires
dans le camion conduit par Didier, et le groupe s'élance vers le tunnel des
Marquaires ou est prévu le pique nique, un petit galop, quelques trottings
entrainent quelques sourires, c'est parti!
L'aprés midi dévoile à tous l'ensemble du Parc National des Cévennes que l'on
peut découvrir presque dans sa totalité au col de Salides, c'est beau et même
très beau, on est les rois du Monde.
Le petit groupe plonge au Pied du Mont Aigoual sur le site de la Bécède. Les
paddocks sont vite montés, corvée d'eau pour les chevaux et les hommes, petite
douche pour tous, une petite corvée de bois, chacun monte sa tente, la cuisine
investit le barnum rouge, ce soir, feu de camp.
Les flammes éclairent les visages déjà un peu marqués par la fatigue et le grand
air, chansons, shamalow , bananes au chocolat, etc. Jean arrive tout droit
d'Angleterre vers 23h, bises à tous et surtout à son petit Benjamin et Simon
saute dans la voiture pour pouvoir reprendre son boulot dés le lendemain, merci
à notre Simon National d'avoir eu la gentillesse d'assurer un peu au dernier
moment, un bienfait n'étant jamais perdu, il le sait. Lozère miracle à l'origine
d'une rencontre qui marquera peut être à jamais sa vie!!
Le lendemain, Jean donne le ton, et les onze kilomètres de la montée de
l'Aigoual se font « au train », ça galope, parfois vite, Simon a assuré la
décontraction préalable la veille, les enfants sont heureux comme des rois de
sentir le vent se glisser sous les casques. Nous déjeunons à la station de ski
ensoleillée de Prat Peyrot, les chiens se chicanent un peu, il faut dire que Sky
est un peu autoritaire, Abyss un peu curieux et le petit Ep un peu coquin. Il
n'y a que le vieux Marsouille pour montrer qu'un Border collie peut être sage et
respectueux de ses congénères. Mais les chiens, c'est la responsabilité d'Arthur
qui du haut de ses cinq ans assure le lancer permanent d'objet divers destinés à
faire jouer la meute. L'aprés midi est assez longue, il faut faire un détour
assez long pour éviter avec les enfants une descente qui pourrait être
périlleuse, alors nous trottons sur les crêtes avant de rejoindre le petit gîte
d'Aiguebonne.
Nuitée au gîte, feu de camp, mais les yeux se ferment bien vite alors que les
chevaux pataugent dans la rivière, nous sommes dans le département du Gard, et
la chaleur omniprésente le confirme bien.
Aiguebonne, La citerne, petite étape assez roulante, nous mangeons près du
Château de Meyrueis ou Amélie nous attend et grimpons « hardi petit » la falaise
pour rejoindre sous une chaleur suffocante le centre équestre de la citerne. Ce
soir, bivouac, la chaleur est telle que le jet d'eau destiné à la douche des
chevaux sert également à l'ensemble des hommes et des chiens, ah, c'est bon!
Le barnum procure l'ombre nécessaire, les filles veulent dormir à la belle
étoile pour profiter de cette nuit claire ou les étoiles filantes sont légion.
Benjamin abdique et préfère assurer en tente, bonne méthode pour rassembler ses
affaires toutes au même endroit ce qui n'est pas toujours facile. Cécile court
encore après un bout de vêtement qu'elle aurait posé là... ou peut être ici??
retrouve son sac de bonbons et oublies le reste qui s'accumule dans le camion.
Jean est au suivi ce matin, Amélie emmène Arthur avec elle à cheval et Camille
est également à cheval, c'est Didier qui mène la danse avec Arnaud qui galère un
peu devant, son cheval étant quelque peu grégaire. La pause de midi se fait à
l'Aven Armand et tous les protagonistes s'enfoncent dans les entrailles de la
terre pour visiter cette fabuleuse grotte. L'itinéraire de l'après midi passe
par le parc des chevaux de Prevalsky qui sont sous protection sur le Causse
Méjean, les enfants découvrent la robe Isabelle particulière de ses drôles de
poneys à grosse tête. C'est le village de Nivoliers qui nous accueille pour la
nuit, tentes, diner au restaurant, c'est la dernière soirée que nous passons
ensemble et les enfants commencent à sentir la bonne fatigue d'une semaine au
grand air avec les chevaux.
Nivoliers- Ispagnac, une petite traversée du Causse Méjean avant de plonger sur
Ispagnac, Jean et Dominique s'occupent de récupérer le gros camion et les
véhicules divers et variés pour les rapatrier sur Ispagnac, le groupe arrive,
rangement, déjeuner et embrassades, les chevaux grimpent dans le camion, un
petit coup de klaxon et c'est reparti pour Sommant, il faut se dépêcher car une
autre randonnée dans le Périgord commence dès le lendemain.
Mais, l'habitude se crée et, le rendez vous et d'ores et déjà donné pour l'année
prochaine, notre territoire sera le Jura, allez, a bientôt.
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